LEMBEYE
  • à pied : 2h - Difficulté Facile
  • Distance : 2km
  • Denivelé : 14m
Boucle
Famille - Tous publics
La bastide ancienne

La bastide ancienne de Lembeye

Située aux confins du Béarn, face à l’Armagnac et à la Bigorre, Lembeye occupe une position stratégique sur une dérivation de la route de Compostelle.
Pour résister aux inévitables incursions de ses voisins, le village est érigé en bastide vers la fin du XIIIe s. Devenue protestante au XVIe s, Lembeye est dévastée lors des guerres de religion et incendiée par les troupes catholiques au début du XVIIe s., ce qui entraînera la reconstruction de la plupart des maisons du bourg.
Un circuit de 2 km environ vous amène à la découverte de la bastide. Vous découvrirez la Place Marcadieu avec ses maisons du XVIIIe siècle, la Tour de l’Horloge, le chemin des Hautes Promenades avec sa vue sur la chaîne des Pyrénées, l’église de style gothique et son portail de style flamboyant…
Itinéraire
  • Place Marcadieu

    Cette place triangulaire constitue à elle seule un monument historique intéressant grâce à l’harmonie des maisons du XVIIIe siècle aux grands toits béarnais qui l’entourent. La halle actuelle a été construite en 1993, en lieu et place de celle de style Eiffel qui datait des années 30, et qui avait elle-même remplacé l’originelle, bâtie au XVIe siècle sur des piliers de pierre, avec une poutraison ancienne, un toit de tuiles picons et des portails de fer forgé. Sous la halle, découvrez le blason de Lembeye. L’Hôtel de Ville a été construit vers 1852/1853 et a été rénové en 2004/2005. Cette majestueuse bâtisse abrita par le passé l’école supérieure et le collège. L’ancienne auberge du Cheval Blanc (aujourd’hui le Restaurant de la Tour), au n°29, dresse sur son porche ouvragé, l’enseigne de tôle en forme de cheval blanc qui faisait sa réputation, sur un portail classique. Cette porte cochère à couvrement seconde moitié du XVIIe siècle dévoile une clef ornée d’une tête d’ange et d’un panier de fleurs et fruits. Jolie maison avec un balcon en bois au n°21, récemment restaurée. La croix de fer forgé, au centre de la place, sur socle de pierres jointes (fin XVIIe siècle) commémore l’exécution d’un homme et d’une femme coupables d’adultère et de meurtre sur la personne du mari.
  • Tour de l’horloge ou Porte de ville

    Elle est le seul vestige marquant des anciennes fortifications de la bastide ancienne. La tour-porte fut construite en 2 temps : le rez-de-chaussée (seconde moitié du XIIIe siècle) fut construit en pierre de taille (moyen appareil de grès), puis la tour fut surélevée en brique et galet pour les 3 niveaux supérieurs, à la fin du XIVe siècle. Un passage voûté en arc brisé est présent des 2 côtés. Les baies furent rétrécies et aménagées pour les armes à feu au XVIe siècle. L’horloge municipale fut installée dans le comble avant 1720. Une seconde tour aurait été présente à l’extrémité nord de la rue de la Tour ainsi qu’un château autour duquel s’était développé le village. Ces portes avaient un pont-levis tendu sur le fossé et une herse actionnée par un treuil qui ouvrait et fermait le passage dans la ville. Aujourd’hui, ils ont totalement disparu. La Tour de l’horloge servit également de prison au XVIIIe siècle.
  • Chemin des Hautes Promenades

    Au coin de la rue sur la droite, découvrez une jolie maison béarnaise aux volets bleus. Elle se caractérise par un toit à forte pente couvert de tuiles plates et la jonction du mur au toit est soulignée par une génoise de tuiles creuses maçonnées, souvent portées par des moulures de briques formant des ressauts successifs. Ce chemin des Hautes Promenades constituait le chemin de ronde de la ville à l’époque de la bastide ancienne, qui reliait la Tour de l’horloge à l’église Notre Dame de l’Assomption. Il était bordé du palenc, ensemble de pieux de bois, fichés dans la terre, au-dessus du grand fossé, qui a été comblé et sert aujourd’hui de route. C’est un lieu d’observation privilégié de la chaîne des Pyrénées. La Maison Cordeville, située au milieu de la rue, date du XIVe siècle et a subi des restaurations et modifications. Elle conserve des pentes de toits très aiguës à la mode du XVIIe siècle et une fenêtre à meneaux sur le côté droit. Elle fut le siège du Sénéchal, sous intendant général du roi, puis servit de convent. Une autre belle maison béarnaise aux volets bleus ciels se situe au n°17.
  • Maison du Docteur Amédée Doléris

    Au bout du chemin des Hautes Promenades, en contrebas sur la droite. Le célèbre Docteur Amédée Doléris, né en 1852 à Lembeye et décédé en 1938, vécut dans cette maison. Il fut un des plus grands hommes de Lembeye : grand docteur dans les hôpitaux de Paris, spécialiste en gynécologie ; maire de Lembeye vers 1900 ; député vers 1920 ; Président Fondateur du tramway Pau-Oloron-Mauléon, qui fut créé en 1905. Il fut à l’origine de nombreuses transformations et modernisations. Il favorisa le commerce et l’artisanat local mais aussi les évolutions en agriculture. Il a écrit un traité sur l’histoire et la commercialisation du vin de Madiran… Passionné d’œnologie, il possédait un important vignoble. Il mit au point un procédé de fabrication de mousseux selon la méthode champenoise dans ses caves du Royal Béarn (Chai Doléris aujourd’hui), situées au pied de la cote de Lembeye. Il avait fait creuser un souterrain de 400 m de longueur dans la colline, qui constituait un excellent lieu d'entrepôt et de conservation. Le village de Lembeye fit ériger une stèle du Docteur Doléris avec son buste, à proximité de la maison, sur le boulevard Doléris (sur votre droite).
  • Église de l’Assomption-de-la-Bienveilleuse-Vierge-Marie

    Église fermée au public : faire le tour pour découvrir les éléments architecturaux. Cette église, de style ogival, est le plus grand édifice gothique religieux du Vic-Bilh. Elle fut édifiée au XVIe s. sur l’emplacement d’une ancienne église probablement du XIIIe ou XIVe s. Cette église à 3 vaisseaux, voûtée d’ogives, possède un ensemble de 13 verrières. Côté ouest : beau portail de style flamboyant, à double vantaux, protégé par un clocher-porche. Arc de la porte en anse de panier surmonté d’un tympan creusé d’une niche occupée par une statue de la Vierge à laquelle l’église est dédiée. Au-dessus de la niche : accolade à décor de choux frisés surmontée d’un écu porté par 2 anges et encadrée par des soufflets et mouchettes. Clocher massif carré terminé par une haute flèche moderne. Petite pierre sculptée encastrée dans le mur représentant une vache. Côté nord : petites pierres sculptées encastrées dans le mur représentant des têtes d’hommes et un lion. Côté sud : porte « des cagots », porte étroite et basse, réservée exclusivement à l’usage de ces réprouvés béarnais qui devaient traverser le cimetière attenant pour se rendre à l’église.
  • Canette de la Peyrailles et Canette de Menjoulou

    À la rue de la Tour, prenez à droite, puis prenez en face la rue des Cousteillous. Tournez à gauche puis de suite à droite et descendez sur le chemin des Canettes. Sur votre gauche, la canette de la Peyrailles est un imposant lavoir rectangulaire de la fin du XVIIIe s., intégralement restauré en 2016. Il est couvert de tuiles canal sur une superbe charpente en chêne. Continuez tout droit, et observez le verger conservatoire planté fin 2019 de diverses variétés anciennes de fruitiers. L’espace se veut à la fois pédagogique et ludique, profitez-en ! Quelques mètres plus haut, toujours sur votre gauche, découvrez la canette de Menjoulou, une fontaine dôme de 1780, bâtie de pierres et galets. Son dos non muré lors de sa restauration en 2016 permet d’observer le cheminement de l’eau. Faites demi-tour et reprenez le même chemin pour retrouver la rue de la Tour.
  • Rue de la Tour

    Au n°41, découvrez une jolie maison béarnaise avec des volets bleus. La rue de la Tour était l’unique rue du bourg originel, autrefois appelée « Rue du Bourg ». Elle constituait l'armature de la ville. Cette rue centrale était fermée, aux 2 extrémités, par des portes ; un pont-levis était tendu sur le fossé et une herse actionnée par un treuil ouvrait et fermait le passage dans la ville. Une de ces portes existe toujours, c’est la Tour de l’horloge. Juste avant le n°29, l’école primaire était auparavant le Couvent des Sœurs de Nevers et des Filles de la Croix. Sur le linteau d’une porte est inscrite la date 1762. Au n°29, découvrez un puits équipé d’une pompe à main.
  • Rue du Bourguet

    La 1ère maison à droite, la maison Douau comprend 2 corps parallèles représentent le logis et la grange. Au n°13, une jolie maison béarnaise avec une génoise et des pierres apparentes porte sur le linteau de l’entrée la date 1793. Au n°9, est inscrite la date 1867. Au n°10, le linteau arrondi porte la date 1778. Avant le n°2 sur la gauche, le sommet du portail présente une curieuse tête d’indien, conforme à la mode exotique du « nouveau monde » de la fin du XVIIIe siècle. Retour place Marcadieu.
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